Douleurs et affections musculosquelettiques courantes chez la femme

Les femmes sont près de deux fois plus exposées aux troubles musculosquelettiques que les hommes.  Elles développent des pathologies bien définies, pouvant s’expliquer par des spécificités anatomiques, un environnement hormonal, la physiologie et bien d’autres causes féminines. Les femmes sont également en première ligne en matière de douleur chronique dorsale, et c’est vers l’âge de 28 ans en moyenne que les femmes commencent à ressentir douleurs dans le dos.

Troubles musculosquelettiques et maladies professionnelles chez les femmes :

Généralement les TMS spécifiques aux femmes demeurent relativement méconnus, moins visibles voire sous-diagnostiqués alors que les femmes sont près de deux fois plus exposées aux troubles musculo-squelettiques que les hommes, en particulier dans le milieu professionnel.

Selon une étude du ministère du Travail publiée en décembre 2016, les femmes développent près de deux fois plus de TMS que les hommes.

 

Les activités professionnelles majoritairement féminines sont en première ligne du développement des TMS ; des secteurs comme le service à la personne, la santé, les métiers de la bureautique, les centres d'appels, ou encore le nettoyage sont impactés.

Ostéoporose : silencieuse et majoritairement féminine

Se caractérisant par une diminution accélérée de la masse osseuse ayant pour conséquence une fragilité accrue des os du squelette, cette pathologie osseuse touche davantage les femmes.

On la considère souvent comme une « maladie féminine » puisque 3 millions de femmes ménopausées en France en sont atteintes, touchant ainsi une femme sur trois après la ménopause.

Cette prédominance féminine de personnes touchées s'explique par la réduction d'hormones sexuelles dans l’organisme après la ménopause. Parmi les facteurs de risque : l’âge, le sexe féminin, l’ethnicité (blanche ou asiatique) et diverses conditions endocriniennes (aménorrhée, hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie, hypercortisolisme, et hypergonadisme).

Lombalgie : le fameux “mal de reins” répandu chez les femmes

Les douleurs liées au mal de dos sont fréquentes au sein de la population féminine et en particulier les lombalgies. Pour divers facteurs, les femmes souffriraient davantage de lombalgies, environ 8 femmes sur 10 seraient concernées.

La survenue de douleurs lombaires aiguës ou de lombalgies chroniques est le plus souvent liée à des facteurs mécaniques. Toutefois ces douleurs qui peuvent se révéler être une véritable gêne au quotidien, sont susceptibles d’évoluer et de s’installer durablement. Plusieurs facteurs de risque sont à prendre en considération : la sédentarité, le surpoids et les conditions de travail allant du stress aux contraintes physiques liées à l’activité professionnelle.

Plus particulièrement chez les athlètes féminines, la lombalgie est généralement due à une tension musculaire. Les athlètes féminines qui chargent de façon répétitive la colonne vertébrale en hyperextension, comme les gymnastes, les plongeurs, les patineuses artistiques et les danseuses, sont davantage touchées par la lombalgie.

Douleurs du genou chez la femme

Il est démontré que les femmes souffrent, plus souvent que les hommes, de douleurs fémoro-patellaires et de problèmes aux genoux, fréquemment des blessures aux ligaments croisés antérieurs (LCA) qui stabilisent l’articulation.

En cause : les hormones, comme les œstrogènes, ont tendance à affaiblir les ligaments du genou à différentes phases du cycle menstruel, ce qui favorise la laxité du genou pouvant entraîner des blessures.

Une explication par l’anatomie : l’angle obtus des hanches féminines qui engendre une certaine pression sur les genoux, ajoute un stress supplémentaire sur les articulations.

Parmi les autres atteintes du genou, la gonarthrose ou arthrose du genou touche le plus souvent des femmes de 50 à 60 ans, obèses et porteuses de varices des membres inférieurs. Concernant l'hydarthrose intermittente du genou, ce syndrome d'épanchement articulaire peut survenir à tous les âges de la vie mais affecte plus particulièrement les femmes entre 15 et 45 ans. L'articulation du genou est la plus fréquemment atteinte mais d'autres localisations sont constatées comme l’épaule, la hanche, le coude et le poignet.

Chez les femmes, le risque d'entorse est augmenté par rapport aux hommes. Notamment lors de pratiques sportives qui impliquent des mouvements en pivot comme le ski ou le football, la survenue de ruptures de ligaments croisés des genoux est fréquente, en raison des hormones féminines qui favorisent l’élasticité des ligaments.

Douleurs d'épaule chez la femme

Les douleurs de l’épaule sont fréquentes et représentent l'un des motifs les plus courants de consultation chez la femme après 50 ans. Plusieurs causes peuvent être envisagées, mais il s'agit bien souvent d'une tendinite.

La tendinite de la coiffe des rotateurs est la cause la plus fréquente de ce type de douleur. Elle survient souvent à la suite d’un faux mouvement ou suite à un mouvement répétitif de l'épaule.

Pratiquer une activité sportive comme le tennis ou effectuer des tâches ménagères classiques comme faire du repassage peut alors provoquer une douleur de l'épaule liée à une inflammation des tendons. Si la douleur s’installe progressivement et durablement, la tendinite devient chronique provoquant une raideur de l’épaule et une gêne dans les mouvements au quotidien.

La capsulite rétractile, appelée également « épaule gelée » : c’est une affection caractérisée par une douleur et une raideur de l’articulation de l’épaule, qui devient plus fréquente après 55 ans. La capsule articulaire et les tissus environnants de l’articulation de l’épaule s’enflamment puis s’épaississent, rendant l’épaule douloureuse. Elle dure en moyenne 18 mois et est très handicapante car durant cette période tous les mouvements de l ‘épaule sont très douloureux voire impossible.

Fracture de fatigue fréquente chez la femme

La fracture de fatigue, aussi nommée fracture de stress, se caractérise comme une fracture osseuse incomplète due à des mouvements répétés et intenses et se traduit par des fissures au niveau de l’os. Considérée comme une lésion d’hypersollicitation de l’os ou de surentraînement, elle témoigne en général d'un surmenage et peut apparaître lors d’une activité physique régulière mais peut aussi survenir lors de la reprise brutale d’un sport. Une insuffisance osseuse, les os fragilisés, peut aussi en être la cause.

Sont exposés à ces fractures les sportifs en général et en particulier les femmes et les jeunes filles qui pratiquent une activité physique intense. Les fractures de stress sont observées le plus souvent chez les femmes qui pratiquent l’athlétisme et le basketball.  

La solution chiropratique

La chiropraxie est une médecine manuelle scientifiquement démontrée qui agit sur les maux de dos, les douleurs articulaires et les troubles musculo-squelettiques courants chez les femmes : manipulations vertébrales, mobilisation des articulations, conseils posturaux et d’hygiène de vie font partie des techniques de la chiropraxie.

La chiropraxie a pour objet la détection, le traitement et la prévention des dysfonctionnements du squelette et de ses conséquences. Elle se fonde sur une conception globale du fonctionnement de l’organisme et des relations existantes entre la colonne vertébrale, le système nerveux et certains troubles de la santé.

Elle repose principalement sur les actes de manipulation vertébrale, de manœuvre d’ajustement vertébral et de mobilisation des articulations, c’est une réponse naturelle, non-médicamenteuse, préventive autant que curative.

Elle est l’une des formes de thérapie manuelle la plus utilisée et la plus populaire. Elle est à présent pratiquée partout dans le monde et réglementée par la loi dans plus de 40 pays.

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