Les femmes, plus touchées par l’arthrose du genou

14 Mar 2022 AFC Actus Santé

L'arthrose du genou est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, mais les hormones seules ne suffisent pas à expliquer cette différence. Une nouvelle étude publiée dans Frontiers et menée par le professeur Adetola Adesida et son équipe de l’Université de chirurgie d’Alberta, identifie une différence génétique dans le ménisque qui rend environ 50 % des femmes plus vulnérables à l'arthrose du genou.

L'arthrose du genou est le problème articulaire le plus courant, touchant environ 250 millions de personnes dans le monde, dont 14 % des femmes de plus de 60 ans et 10 % des hommes de la même tranche d'âge.

Le ménisque est un cartilage situé dans le genou qui agit comme un répartiteur de charge pour tout le poids du corps. Aujourd'hui, il est formel qu'une petite déchirure du ménisque, généralement causée par une blessure sportive, augmente le risque d'arthrose plus tard, même si le tissu endommagé a été retiré. D'autre part, le manque d'utilisation peut également entraîner un déconditionnement du ménisque et augmenter le risque d'arthrite.

L'équipe du professeur Adetola Adesida a mis au point un tissu méniscal de bio-ingénierie cultivé à partir de cellules qui ont été prélevées sur les ménisques endommagés de personnes en bonne santé. Pour son expérience sur les différences entre les sexes, l'équipe a étudié le fonctionnement du tissu de bio-ingénierie au repos et dans des conditions de charge et de décharge mécanique. Pour la charge, ils ont utilisé un dispositif qui exerçait une pression hydrostatique (poussée qu'exerce l'eau sur la surface d'un corps immergé) sur les cellules. Pour le déchargement, ils ont placé les cellules dans un bioréacteur conçu par la NASA pour imiter les conditions de gravité minimale.

"Certains des gènes trouvés chez les femmes qui réagissaient davantage à la microgravité simulée dans l'espace étaient également associés au développement de l'arthrose du genou", a déclaré le professeur Adetola Adesida.

La recherche laisse entrevoir la possibilité d'un test sanguin permettant d'identifier les personnes porteuses du gène à haut risque, ce qui permettrait des interventions précoces telles que la thérapie manuelle et, éventuellement, un traitement médicamenteux. L'espoir est de pouvoir un jour remplacer les tissus endommagés par une greffe, empêchant ainsi le développement de l'arthrose du genou.

Arthrite comme arthrose limitent la mobilité de l’articulation, les tissus avoisinants (ligaments, tendons, muscles) sur-sollicités en compensation, se contractent, intensifiant les douleurs. La mobilisation, par le chiropracteur, des articulations affectées, peuvent améliorer la mobilité et limiter la douleur.


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