Actualités en santé

Que s’est-il passé récemment dans le domaine de la santé en France ?

Doctolib et la Fondation Jean Jaurès viennent de publier « Les Cartes de France de l’accès aux soins 2026 »

Au moyen de cette étude, c’est l’accès à 10 professions de santé ou spécialités médicales, qui est étudié, dont les médecins généralistes et les masseurs-kinésithérapeutes. Pour ces deux dernières professions, les délais d ’accès sont stables d’une année sur l’autre, respectivement 3 et 6 jours.

Les spécialités médicales connaissent des délais d’accès médians nettement plus élevés.

Globalement, tous les soignants restent engagés pour assurer des soins non programmés.  Toutes les professions maintiennent une capacité de réponse non programmée, de 8 % à 39 % des rendez-vous obtenus en moins de 48 heures. Avec la part la plus élevée en médecine générale où 39 % des rendez-vous sont ainsi obtenus en moins de 48 heures et 23% chez les masseurs-kinésithérapeutes.

L’étude aborde pour la première fois le sujet sensible du renoncement aux soins, avec des enseignements surprenants.

Un renoncement massif est davantage porté par les actifs plus que par les précaires. Plus précisément, ce sont les cadres (71 %) et les 25-34 ans (75 %) qui renoncent le plus, davantage que les ouvriers (63 %) ou les personnes sans activité (63 %).

Enfin, un dernier mot sur le recours à l’IA en santé.

45 % des patients utilisent déjà une IA conversationnelle pour des questions de santé. Ce n’est plus un phénomène émergent mais bien une pratique courante dans les parcours de santé, avec un clivage générationnel de 62 points entre les 18-24 ans (75 %) et les 75 ans et plus (13 %).

Source : Accès aux soins 2026 - Étude Doctolib & Fondation Jean-Jaurès

La Cour des comptes relance le débat sur le partage des dépenses avec les complémentaires santé

Dans son rapport annuel sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale (LFSS), la Cour des comptes appelle à un retour à l’équilibre des comptes sociaux d’ici à 2030 et invite les pouvoirs publics à réexaminer la répartition des dépenses entre l’assurance maladie obligatoire (AMO) et les organismes complémentaires d’assurance maladie (Ocam).

Face à un déficit de 21,6 milliards d’euros en 2025, dont 15,9 milliards pour la branche maladie, les magistrats estiment nécessaire d’explorer de nouveaux leviers de financement afin de préserver la soutenabilité de l’Ondam, dans un contexte marqué par le vieillissement de la population, la progression des maladies chroniques et le coût croissant de l’innovation en santé.

La Cour évoque notamment la possibilité de nouveaux transferts de charges vers les complémentaires santé. Elle rappelle également que la LFSS pour 2026 a instauré une contribution exceptionnelle d’un milliard d’euros à la charge des organismes complémentaires.

Les magistrats réitèrent par ailleurs leurs interrogations sur le dispositif des affections de longue durée (ALD), dont la dynamique est identifiée comme un facteur structurel de hausse des dépenses. Une évolution des critères d’entrée ou de sortie du dispositif pourrait toutefois entraîner un report significatif des dépenses vers les organismes complémentaires et les assurés.

Enfin, la Cour recommande un meilleur encadrement des transports sanitaires, dont le coût pour l’Assurance maladie a atteint 6,15 milliards d’euros en 2024, afin de contribuer à la maîtrise des dépenses.

Source : https://www.ccomptes.fr/fr/publications/securite-sociale-2026 

Face aux troubles musculosquelettiques, l'Assurance Maladie - Risques professionnels et l’INRS déploient des solutions concrètes

Première cause de maladies professionnelles en France, représentant 88 % des maladies reconnues, les troubles musculosquelettiques (TMS) touchent de nombreux secteurs d’activité et ont des conséquences importantes sur la santé des salariés comme sur la performance des entreprises.
 

Dans ce contexte, l’Assurance Maladie - Risques professionnels relance une campagne nationale de communication.

Avec un objectif prioritaire : agir dès les premiers signaux en incitant les entreprises à identifier les signaux précoces (douleurs récurrentes, arrêts de travail à répétition, difficultés remontées sur certains postes) pour intervenir avant que les pathologies ne s'installent. 

L'intégration de l'évaluation des risques dans la gestion quotidienne est la clé d'une prévention efficace.

La prévention des TMS est un véritable levier de performance pour les entreprises qui procure des bénéfices concrets : réduction des arrêts de travail, amélioration du dialogue social, meilleure organisation des activités et fidélisation des salariés.
 

Pour accompagner les entreprises, l’Assurance Maladie - Risques professionnels met à leur disposition une offre complète de solution, adaptées à toutes les tailles d’établissements et à chaque étape d’un projet de prévention :

TMS : agissez dès aujourd’hui pour protéger la santé et la performance de votre entreprise | ameli.fr | Entreprise


En parallèle, du 5 au 7 mai 2026, l’INRS organisait un congrès international sur la prévention des TMS.

Découvrez la démarche et les outils proposés par l’INRS pour aider les entreprises à prévenir les risques :

Prévenir les troubles musculosquelettiques (TMS) - Actualité - INRS

Les chiropracteurs, acteurs de la prévention des TMS en entreprise

Les TMS touchent de nombreux secteurs et l'employeur a l'obligation légale de protéger la santé physique de ses salariés (art. L. 4121-1 du Code du travail). Le chiropracteur s'inscrit naturellement dans la réponse à cette obligation.

Pour accompagner les adhérents qui souhaitent développer des partenariats avec les entreprises, l'AFC a publié un guide pratique disponible dans votre espace adhérent, et organisera prochainement une nouvelle session du webinaire dédié.

Questions écrites sur la reconnaissance et l’encadrement de l’ostéopathie : le Gouvernement répond

Plusieurs sénateurs, dont Mickaël Vallet (SER), Bruno Belin (LR), Didier Marie (SER), Henri Leroy (LR),  Brigitte Micouleau (LR) et Bruno Belin (LR) ont déposé entre décembre 2024 et septembre 2025 plusieurs questions écrites, adressées à Mme la Ministre de la Santé et de l’Accès aux soins ainsi qu’à M. le Ministre auprès de la Ministre du Travail, de la Santé, de la Solidarité et des Familles, chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, et ayant fait l’objet d’une réponse unique du Gouvernement publiée le 23 avril 2026.
 

Les constats des sénateurs :

  • L’ostéopathie connaît un fort développement, avec des millions de consultations chaque année et une confiance croissante des patients.

  • Malgré cette place importante dans le parcours de soins, la profession ne bénéficie pas d’une reconnaissance comme profession de santé, ce qui crée des incohérences dans son intégration au système de soins.

  • Le cadre actuel est jugé insuffisant : absence de gouvernance structurée, de régulation démographique, de code de déontologie ou encore d’harmonisation de la formation.

  • Cette situation peut fragiliser la qualité des soins, la sécurité des patients et les conditions d’exercice des praticiens.
     

Les sénateurs demandent au Gouvernement :

  • Une clarification du statut des ostéopathes, avec une possible reconnaissance comme profession de santé.

  • Un renforcement de l’encadrement de la profession (formation, régulation du nombre de praticiens, gouvernance).

  • Une meilleure intégration dans le système de soins (structures pluridisciplinaires, CPTS, etc.).
     

La réponse du Gouvernement :

  • Le Gouvernement rappelle que le titre d’ostéopathe est déjà réglementé depuis la loi du 4 mars 2002, avec un encadrement de la formation via des établissements agréés.

  • Il indique poursuivre une réflexion sur une amélioration de l’encadrement et de la sécurisation des pratiques.

  • En revanche, il précise ne pas envisager la reconnaissance de l’ostéopathie comme profession de santé, en raison de l’hétérogénéité des pratiques et du manque de consensus scientifique permettant de définir un référentiel clair de compétences.

Une série de mesures annoncées pour la santé des soignants

Le ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées a dévoilé un plan sur la santé des professionnels de santé, comprenant 13 mesures structurées en quatre axes.

Ce plan trouve ses origines dans le rapport corédigé par Philippe Denormandie, neurochirurgien, Marine Crest-Guilluy, médecin généraliste, et Alexis Bataille-Hembert, infirmier et remis en octobre 2023 à la ministre déléguée chargée de l'organisation territoriale et des professions de santé de l'époque, Agnès Firmin Le Bodo.

Avec un constat alarmiste : beaucoup de données montrent que ceux qui prennent soin des gens sont parmi les professionnels qui ont la santé la plus dégradée.

Le plan établit quatre priorités : outiller et accompagner les professionnels ; prévenir, notamment en santé mentale ; réduire les risques professionnels ; et inscrire la santé des soignants dans la durée comme une priorité institutionnelle.
 

Retenons pour les professionnels de santé libéraux que le ministère annonce :

  • La mise en place d'un portail commun d'informations et d'un numéro unique d'appel afin de faciliter l'accès à une ligne d'écoute et d'appui, en lien avec ce portail.

Ce portail doit permettre de regrouper sur "un lieu unique" l'ensemble des dispositifs existants.

Il doit favoriser la diffusion de bonnes pratiques, la mise en avant d'expériences et innovations réussies en ce domaine et la mise à disposition d'outils opérationnels. Il permettra également un référencement des formations disponibles."

  • Qu’il est aussi prévu d'inscrire un module "Être acteur de sa propre santé" dans les formations initiales et continues. 
     

Source : Plan pour la santé des professionnels de santé - Ministère de la Santé, de la Famille, de l'Autonomie et des Personnes handicapées

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