Actualités en santé

Que s’est-il passé récemment dans le domaine de la santé en France ?

Les dépenses de santé ont le plus augmenté en 10 ans

Le 5 février, l’Institut national de la statistique et des études économiques a publié une analyse des dépenses publiques par « fonction ». 

Les constats de l’Insee : les dépenses de santé sont la fonction de dépense publique ayant le plus progressée entre 2014 et 2024, avec une hausse de +1,3 point de PIB. L’institut souligne que la hausse observée pendant la crise sanitaire ne s’est pas résorbée, contrairement aux dépenses liées aux affaires économiques.

En 2024, les dépenses de santé représentent 261 milliards d’euros, soit 16 % de la dépense publique, ce qui en fait le deuxième poste de dépenses publiques après la protection sociale hors santé (693 milliards d’euros). Sur un an, elles ont augmenté de 4,6 %, soit 11 milliards d’euros supplémentaires.

Cette progression s’explique notamment par :

  • la hausse des rémunérations hospitalières (+3,7 %), liée à la revalorisation du point d’indice des agents hospitaliers et des indemnités de garde ;

  • la progression des remboursements de médicaments et de soins, consécutive aux revalorisations tarifaires des médecins ;

  • l’inflation.

Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8735252

Pratiques complémentaires en santé :  vers un encadrement réglementaire et juridique 

Le 22 janvier 2026, une journée de réflexion consacrée à l’encadrement des pratiques complémentaires en santé s’est tenue au Sénat, à l’initiative du Groupe d’Évaluation des Thérapies Complémentaires Personnalisées et de la Chambre Nationale des Praticiens de la Santé, organisée avec la sénatrice Laurence Muller-Bronn.

Cette rencontre a réuni experts, parlementaires, professionnels de santé et acteurs de la recherche afin d’échanger sur les conditions d’introduction sécurisée de pratiques de santé complémentaires, ne répondant pas toujours aux critères scientifiques de la médecine conventionnelle.

Les organisateurs ont souligné la nécessité de poser un cadre réglementaire et juridique clair, visant à garantir la sécurité des patients, des praticiens et de la société, tout en accompagnant l’évolution des attentes sociétales en matière de santé intégrative.

Insistant sur une démarche de dialogue et de réflexion collective, le GETCOP et la CNPS ont affirmé leur volonté de promouvoir une approche de santé publique fondée sur l’intérêt général, la gestion rigoureuse des risques et l’inspiration des retours d’expérience européens.

Source : https://getcop-1.s2.yapla.com/fr/event-96976

Lancement d’une mission gouvernementale sur la prévention en santé

Le député du Rhône (Les Démocrates) Cyrille Isaac-Sibille a été chargé d’une mission gouvernementale de six mois sur la prévention en santé, par le Premier ministre, Sébastien Lecornu.

Décret du 13 janvier 2026 chargeant un député d'une mission temporaire - Légifrance

Cette mission interministérielle doit aboutir à des propositions pour structurer un système de prévention primaire. 
 

La mission s’articule autour de quatre points : 

  • réaliser un état des lieux transversal des politiques publiques en matière de prévention en santé, 

  • fixer des objectifs de politiques publiques et des priorités nationales, 

  • préciser les modalités de gouvernance et de coordination de l’ensemble des acteurs au niveau national et local, 

  • faire émerger de nouveaux métiers et formations pour les acteurs participant à la prévention.
     

Cette mission doit aboutir à des propositions pour définir une politique, structurer un système et coordonner les acteurs nationaux et locaux.

Le député prévoit un point d’étape dans trois mois sur l’avancée de cette mission. Le rapport, quant à lui, devrait être remis au gouvernement en juillet prochain.

Place de la mesure de la force, du travail et de la puissance musculaire du rachis, par dynamomètre informatisé et motorisé

Cet acte est réalisé dans le cadre de la prise en charge des lombalgies chroniques. Il s’inscrit selon les professionnels, dans une démarche d’évaluation fonctionnelle des douleurs chroniques récidivantes du rachis lombaire, puisque le diagnostic de la lombalgie chronique est établi par la clinique et l’imagerie.

Sa réalisation implique l’intervention d’un médecin, habituellement de la spécialité MPR, qui assure l’évaluation initiale du patient. La réalisation de l’acte peut être déléguée à un kinésithérapeute, sous le contrôle du médecin ; l’interprétation est réservée au médecin qui a examiné le patient. Certains rhumatologues peuvent s’impliquer dans ce type de prise en charge, mais ils sont minoritaires et dé lèguent le plus souvent cette activité aux MPR.

Les patients concernés sont principalement des patients avec douleur du rachis lombaire évoluant depuis au moins trois mois (lombalgies chroniques). Cet acte se place dans le cadre de l’organisation d’un programme de restauration fonctionnelle du rachis appelé aussi programme de rééducation du rachis.
 

Conclusion :

Compte tenu de la cohérence des éléments disponibles, qui permettent de dégager l’intérêt de cet acte, la HAS peut considérer que la mesure de la force, du travail et de la puissance musculaire du rachis, par dynamomètre informatisé et motorisé, réalisée dans le cadre d’un programme de rééducation d’un patient présentant une lombalgie chronique évoluant depuis au moins trois mois, après échec d’un traitement rééducatif de première ligne, quand l’examen manuel de la force musculaire n’est pas discriminant, pour objectiver la diminution de force des muscles extenseurs et les anomalies des courbes isocinétiques et pour orienter la prise en charge rééducative, et selon les conditions de réalisation préconisées (principalement : patient en position debout, sur la machine qui immobilise les membres inférieurs et la ceinture pelvienne, ne laissant qu’un degré de liberté pour la flexion-extension du tronc), répond à la définition d’un acte « manquant » dans le cadre de la prise en charge des lombalgies chroniques et peut donc, en conséquence, donner un avis favorable à son inscription sur la CCAM.
 

Sources :

Haute Autorité de Santé - Mesure de la force, du travail et de la puissance musculaire du rachis, par dynamomètre informatisé et motorisé

Haute Autorité de Santé - Avis n°2025.0073/AC/SEAP du 18 décembre 2025 du collège de la Haute Autorité de santé relatif à l’inscription sur la liste des actes et prestations mentionnée à l’article L. 162-1-7 du code de la sécurité sociale, de la mesure de la force, du travail et de la puissance musculaire du rachis, par dynamomètre informatisé et motorisé

Fréquences d’exposition aux principaux facteurs de risque biomécaniques d’usure professionnelle chez les femmes et les hommes

Exposition aux manutentions manuelles de charges, aux postures pénibles et aux vibrations mécaniques, les familles professionnelles les plus exposées à au moins un de ces trois critères sont :

Chez les hommes, sont les ouvriers qualifiés du bâtiment (gros et second œuvre : 95,8 % et 88,1 %) et du formage de métal (86,0 %). 

Chez les femmes, les FAP les plus touchées sont les aides à domicile/aides ménagères (80,3 %), les aides-soignantes (79,2 %) et les assistantes maternelles (77,1 %)

Source ; Fréquences d’exposition aux principaux facteurs de risque biomécaniques d’usure professionnelle chez les femmes et les hommes dans la cohorte CONSTANCES

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