Mal de dos : faut-il attendre de ne plus avoir mal pour bouger ?

Lorsqu’une douleur lombaire apparaît, le premier réflexe peut être de limiter au maximum ses mouvements. Pourtant, dans la majorité des lombalgies communes, l’immobilité prolongée n’est pas recommandée. Une reprise progressive et rapide de l’activité contribue au contraire à retrouver de la mobilité, à préserver les muscles et à éviter que la douleur ne s’installe durablement.

Bouger, un élément essentiel de la récupération

La lombalgie commune correspond à une douleur située dans le bas du dos, sans signe laissant suspecter une maladie ou une lésion grave. Selon la Haute Autorité de santé, elle évolue favorablement en moins de quatre à six semaines dans 90 % des cas.

La HAS considère également l’activité physique comme le principal traitement permettant une évolution favorable de la lombalgie et une diminution du risque de récidive. Cela ne signifie pas qu’il faut ignorer sa douleur ou reprendre immédiatement un entraînement intense, mais qu’un repos complet et prolongé peut ralentir la récupération.

Une reprise progressive et adaptée

Il n’est donc généralement pas nécessaire d’attendre la disparition totale de la douleur pour recommencer à bouger. La reprise doit cependant tenir compte de son intensité, de ses capacités et de l’activité pratiquée auparavant.
 

Quelques principes peuvent aider :

  • commencer par une activité facilement accessible, comme la marche ou quelques mouvements doux ;

  • privilégier des séances courtes et régulières ;

  • augmenter progressivement la durée, puis l’intensité ;

  • alterner les activités et les positions ;

  • réduire temporairement l’effort si la douleur augmente nettement ou persiste après l’activité.
     

L’objectif n’est pas de réaliser immédiatement les performances d’avant la douleur, mais de retrouver progressivement confiance dans ses mouvements. Une légère gêne transitoire ne signifie pas que le dos est davantage abîmé. En revanche, une aggravation importante ou durable doit conduire à adapter l’activité et à demander conseil à un professionnel.

Quand faut-il consulter rapidement ?

Certaines douleurs nécessitent un avis médical. Il convient notamment de consulter rapidement lorsqu’elles apparaissent après un traumatisme important ou qu’elles sont accompagnées de fièvre, d’une perte de poids inexpliquée, d’une perte de force dans une jambe ou de troubles urinaires ou intestinaux.

Une douleur persistante, qui s’aggrave ou qui limite fortement les activités quotidiennes, mérite également une évaluation. Le professionnel recherchera les causes possibles de la douleur et proposera une prise en charge adaptée à la situation.

Comment le chiropracteur peut-il vous accompagner ?

Le chiropracteur réalise un interrogatoire et un examen clinique afin d’évaluer la douleur, la mobilité et son retentissement sur les activités quotidiennes. Il vérifie également l’absence de signes nécessitant une orientation médicale.

En fonction de la situation, la prise en charge peut associer des conseils, des exercices adaptés et des techniques manuelles. Selon les recommandations de la HAS, les mobilisations et manipulations peuvent être proposées dans une prise en charge globale comprenant une participation active du patient et des exercices. Le chiropracteur peut ainsi vous aider à reprendre progressivement vos mouvements et vos activités, sans laisser la peur de la douleur conduire à une immobilité durable.


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