Régulation, remboursements, influence : ce qui se joue vraiment pour la chiropraxie
Entre perspectives de régulation, pressions sur la prise en charge des soins et nécessité accrue de peser dans les arbitrages publics, la chiropraxie se trouve à un moment charnière. Dans ce contexte, l’AFC engage une structuration renforcée de son action en affaires publiques, combinant lobbying, mobilisation territoriale et alliances stratégiques pour défendre durablement les intérêts de la profession.
Une régulation en construction : l’hypothèse d’une autorité publique indépendante
Les pouvoirs publics ont engagé une réflexion sur la création d’une autorité publique indépendante (API), qui pourrait être chargée de réguler les professions ne disposant pas d’ordre, dont la chiropraxie.
Ce projet s’inscrit dans un contexte plus large, marqué notamment par les difficultés structurelles observées dans le champ de l’ostéopathie. Sans remettre en cause les acquis de la chiropraxie, cette dynamique pourrait conduire à une évolution significative de notre cadre d’exercice.
Les missions envisagées pour cette autorité sont structurantes : contrôle de la formation initiale et continue, définition de règles professionnelles opposables, suivi des événements indésirables, voire mise en place d’un dispositif disciplinaire.
Qui doit participer aux consultations ? Le choix des adhérents est clair
Dans ce cadre des travaux relatifs à l’API, la déontologie sera au cœur de la réflexion. En sa qualité d’unique organisation représentative des chiropracteurs, l’AFC aura un rôle central pour contribuer à la définition de règles professionnelles adaptées à la réalité de l’exercice.
Des consultations seront organisées dès que cela sera possible afin d’associer les professionnels à ces réflexions. La question de l’ouverture de ces consultations aux non-adhérents, qui seront eux aussi concernés par cette future régulation, a été soumise au vote de l’Assemblée Générale.
Cette proposition a été rejetée, avec 67,30 % des voix en faveur de consultations limitées aux seuls adhérents, contre 32,70 % pour une ouverture à l’ensemble des chiropracteurs. Ce choix réaffirme le rôle de l’AFC comme corps intermédiaire, chargé de structurer et de porter la parole de ses membres.
Complémentaires santé : un risque désormais récurrent
La question de la prise en charge des soins chiropratiques par les complémentaires santé s’est imposée comme un enjeu majeur.
Si le risque a été écarté à court terme, il n’a pas disparu. Il est désormais appelé à se reposer régulièrement, dans un contexte budgétaire contraint.
Tant que la chiropraxie demeurera en marge du système de santé, cette question restera ouverte. Elle constitue un point de vigilance majeur, tant pour l’accessibilité des soins que pour l’équilibre économique des cabinets.
Face à cet enjeu, l’AFC s’est mobilisée à plusieurs niveaux, en dialogue direct avec les organismes complémentaires et en coordination avec d’autres acteurs, afin de défendre la place de la chiropraxie dans les parcours de soins.
Structurer notre influence : du national au terrain
Consciente de l’intensification des enjeux institutionnels, l’AFC a franchi une nouvelle étape en structurant son action en affaires publiques, notamment avec l’appui de l’agence Comfluence.
Cet accompagnement permet de professionnaliser notre démarche : préparation des rendez-vous, structuration des argumentaires, suivi des échanges. Il a déjà permis d’engager des discussions avec des interlocuteurs clés au sein du ministère, de l’administration et du Parlement.
Mais l’influence ne se joue plus uniquement à l’échelle nationale.
Une démarche territoriale est en cours de déploiement en s’appuyant sur les responsables de région de l’AFC, avec l’objectif de renforcer la visibilité de la chiropraxie auprès des parlementaires, en circonscription. En multipliant les points de contact sur le terrain, elle permet de relayer plus efficacement les enjeux de la profession et de créer un maillage d’influence complémentaire à l’action nationale.
Parallèlement, l’AFC s’inscrit dans une logique de coalition avec le collectif Lombalgie. En réunissant associations de patients, professionnels de santé et acteurs du sport autour d’un enjeu majeur de santé publique, ce collectif porte des propositions concrètes et positionne la chiropraxie comme un acteur pleinement légitime dans la prise en charge des troubles musculosquelettiques.
Cette approche collective renforce la crédibilité de notre discours et élargit notre capacité d’influence.
Des moyens sécurisés pour défendre la profession
Les votes de l’Assemblée Générale traduisent un soutien clair aux orientations en matière d’affaires publiques.
Un budget de 90 000 € dédié au lobbying a été adopté à l’unanimité, confirmant la priorité accordée à la défense des intérêts de la profession.
Par ailleurs, le recours à la réserve pour faire face à des dépenses ponctuelles d’avocat a été validé à une très large majorité (99,41 % de votes favorables).
Ces décisions traduisent une prise de conscience collective : dans un environnement incertain, la capacité de la profession à se défendre repose sur des moyens adaptés et assumés.
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