L’édito « Une association professionnelle, ce n’est pas un service qu’on consomme : c’est un collectif qu’on fait vivre. »

Chères adhérentes, chers adhérents, chers amis,

Avant toute chose, merci.

Merci à celles et ceux qui ont pris le temps de participer à notre Assemblée Générale, en présentiel ou à distance. Merci également à ceux qui ont donné leur pouvoir. Derrière ces gestes, il y a quelque chose de simple mais de fondamental : vous faites vivre votre association.

Et merci, bien sûr, à tous ceux qui ont renouvelé leur adhésion cette année. Ce n’est jamais un geste anodin. C’est un choix, un soutien, une confiance que nous ne prenons pas à la légère.

Les résultats des votes parlent d’eux-mêmes : ils traduisent une adhésion très large aux orientations proposées et nous donnent l’énergie de continuer à avancer.

Mais vous me connaissez, je ne vais pas m’arrêter là

Parce que derrière cette dynamique positive, il y a aussi une réalité que nous devons regarder ensemble, sans dramatiser… mais sans l’ignorer non plus : l’engagement associatif régresse partout dans la société. Et nous ne faisons pas exception.

Les projections dont nous disposons montrent en effet une légère érosion du nombre d’adhérents dans les années à venir. Rien d’alarmant, vraiment. Mais suffisamment pour avoir, à terme, un impact sur nos moyens d’action si nous n’y prêtons pas attention.

Dit autrement : tout va bien… mais ça pourrait aller encore mieux si on s’y met tous.

Chaque année, nous analysons très finement les motifs de non-renouvellement. Certains sont parfaitement compréhensibles : départ à la retraite, maternité, maladie, expatriation. Et puis il y a ce motif qui revient, et qui, je dois vous l’avouer, me pique toujours un peu :
« c’est trop cher pour ce que ça m’apporte ».

Alors là… forcément, ça fait réagir.

Parce que l’AFC, ce n’est pas Netflix. On ne consomme pas l’association à la carte en se demandant si on en a “eu pour son argent” ce mois-ci.

Une organisation professionnelle, c’est autre chose. C’est un outil collectif. C’est ce qui nous permet d’exister face aux pouvoirs publics, de défendre notre place dans le système de santé, de peser dans des décisions qui, elles, ont des conséquences très concrètes sur nos cabinets.

Et sur ce terrain-là, on ne peut pas dire que le travail manque.

Concrètement, votre cotisation permet :

  • de défendre la profession, notamment face à des risques bien réels comme celui du déremboursement des soins par les complémentaires ;

  • de rendre la chiropraxie visible, dans les médias, sur les réseaux, sur internet, alors même que nous sommes 18 fois moins nombreux que les ostéopathes et 64 fois moins que les kinés;

  • d’accompagner individuellement les chiropracteurs quand ça se complique vraiment (et ceux à qui c’est arrivé savent à quel point ça compte) ;

  • et oui, aussi, de vous faire profiter de services et même d’un comité d’entreprise, parce qu’on a bien compris que le “retour sur investissement”, ça parle à tout le monde.

Et tout ça, nous le déployons avec une structure légère, des coûts maîtrisés, et une association chiropratique qui reste l’une des moins chères d’Europe.

 

Malgré cela, on sent, comme partout ailleurs, une évolution du rapport à l’engagement associatif. Un rapport plus individuel, plus immédiat.

Je ne m’y résous pas.

Parce que si chacun commence à raisonner uniquement à court terme, c’est toute la capacité collective de la profession à avancer qui s’érode. Et ça, ce n’est dans l’intérêt de personne.

La bonne nouvelle, c’est que nous avons des leviers.

Le statut de membre étudiant, que vous avez largement adopté, va nous permettre d’embarquer plus tôt les futurs chiropracteurs. C’est une première étape importante.

Mais j’ai également besoin de vous.

Pas seulement comme adhérents, mais comme ambassadeurs. Parce que personne ne parle mieux de l’AFC que ceux qui en font partie. J’ai besoin de vous pour promouvoir notre action !

Tant que nous en aurons les moyens - et l’énergie - nous continuerons à nous battre pour la chiropraxie. Pour votre exercice. Pour votre avenir.

Et franchement, on a encore beaucoup de choses à aller chercher !

 

Élodie Rousset, Présidente de l’AFC

 

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