Vos questions sur la chiropraxie

Cet espace est conçu pour répondre aux principales questions du grand public sur la chiropraxie et la conduite de la pratique dans son ensemble

 

Les chiropracteurs sont-ils des professionnels de la santé ?

Les chiropracteurs sont enregistrés auprès des Agences Régionales de Santé comme tous les autres professionnels de la santé. La chiropraxie, dont l’exercice de professionnel de la santé a été légalisé par la loi du 4 mars 2002 dite “loi Kouchner” est reconnue dans de nombreux pays par les autorités scientifiques et sanitaires (OMS, INSERM, NIH, NICE).

Ils ont aussi l’obligation de contracter une assurance en responsabilité civile professionnelle, tout comme les autres professions de la santé.

Pourquoi peut-on consulter les chiros sans prescription ?

Le chiropracteur possède le statut de thérapeute indépendant, depuis la loi Kouchner de 2002. Le patient est libre de consulter un chiropracteur sans avis médical pour 2 raisons :

  1. Les tarifs ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale et la formation est de haut niveau, il n’y a donc pas besoin de prescriptions d’actes par un médecin.

  2. La pratique est jugée sûre et très peu accidentogène. Les chiropracteurs observent des règles éthiques et déontologiques qui garantissent aux patients fiabilité et sécurité des soins. L’efficacité de la chiropraxie et son apport à la prise en charge des pathologies musculo-squelettiques sont démontrés par de nombreuses études et publications (JAMA, BMJ, The Lancet…).

Comment sont formés les chiropracteurs ?

Les études de chiropraxie sont exclusivement des études spécifiques de cycle long : temps complet, BAC +5, basées sur une norme internationale et enseignées en France dans une école agréée par le ministère de la santé.

Il s’agit du seul mode d’enseignement d’une profession de santé standardisée officiellement dans le monde entier.

En France, 4960 heures de cours sont prévues, soit 300 crédits universitaires ECTS.

Les élèves reçoivent un enseignement général proche de celui des étudiants en médecine, en partie dispensé par des docteurs en médecine, des chiropracteurs, des universitaires et des docteurs en recherche (PhD). La formation intègre également une formation pratique clinique encadrée de 1350 heures incluant 300 consultations complètes et validées en centre de soin interne à l’école.

La formation s’accompagne d’un apprentissage sur le terrain grâce à des stages obligatoires à partir de la 4e année en centre hospitalier public ou privé.

La chiropraxie est-elle réglementée ?

La profession a été légalisée en 2002 puis encadrée et réglementée dès 2011 par des textes visés tant par la HAS, le CNOM et le HCPS (dont les kinésithérapeutes sont membres).

La sécurité des patients est-elle garantie avec la chiropraxie ?

Les 1400 chiropracteurs de France observent des règles éthiques et déontologiques qui garantissent aux patients fiabilité et sécurité des soins.

L’efficacité de la chiropraxie et son apport à la prise en charge des pathologies musculo-squelettiques sont démontrés par de nombreuses études et publications (JAMA, BMJ, The Lancet…).

Les études montrent que la profession est peu accidentogène, et bien moins que celle concernant la prise des AINS ou autres dérivés morphiniques voir la dernière publication du Lancet.

Les chiropracteurs peuvent-ils se substituer aux autres professionnels de la santé ?

La chiropraxie est un allié précieux dans le cadre de la prise en charge globale du patient qui souffre de troubles fonctionnels ou pathologiques de l’appareil locomoteur.

Elle permet notamment, par des manipulations et des ajustements respectueux de l’anatomie et de la physiologie, de soulager le patient, diminuer les douleurs et optimiser sa mobilité. Cette thérapie manuelle permet d’approcher de façon différente les troubles de l’appareil locomoteur, les dysfonctionnements liés au rachis, à la colonne vertébrale.

Dans ce but, les chiropracteurs ont vocation à travailler en complémentarité avec d’autres professionnels de santé tels que chirurgiens orthopédistes, médecins spécialisés en traumatologie, médecins du sport, pédicures-podologues, kinésithérapeutes ou médecins spécialistes de la douleur.

D’ailleurs, en cas de nécessité ou de doute, ils réfèrent aux médecins compétents.

Comment évolue la chiropraxie en France ?

La profession de chiropracteur existe depuis la fin du XIXème siècle.

  • En 1993, la World Federation of Chiropractic devient membre de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), selon laquelle, la chiropraxie, médecine douce est l’une des prises en charge efficaces des troubles neuro-musculo-squelettiques.

  • La chiropraxie est reconnue en France depuis la Loi du 4 mars 2002, cette pratique est rattachée au code de Santé Publique par l’article 15 comme “profession de la santé”.

  • En 2011 l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) publie une étude qui indique que

Dans les lombalgies aiguës ou subaiguës, la chiropratique semble efficace, avec une efficacité d’un ordre de grandeur comparable à l’efficacité des traitements alternatifs médicaments, chirurgies, kinésithérapie”.

  • Depuis 2012 les chiropracteurs doivent s’enregistrer à l’ARS de leur lieu d’exercice et obtenir un N° ADELI afin d’exercer.

Le répertoire ADELI géré par l’ARS pour le compte du Ministère chargé de la Santé, enregistre les professions de santé réglementées par le Code de la Santé Publique. Il garantit l’obtention du diplôme du praticien et son droit d’exercer.

  • En 2018, un décret révisant la formation et d’un arrêté, par le Ministre des Solidarités et de la Santé et le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation. Ce décret a reçu l’avis favorable du Conseil National de l’Ordre des Médecins et de la Haute autorité de Santé française. Il a été contresigné par le ministre de la santé et par celui de la formation supérieure et de la recherche.

Plus de 40 pays pays dans le monde attribue un statut légal à cette profession : elle y est réglementée sous le titre de Master ou d’un Doctorat. Dans certains pays les chiropracteurs sont habilités à réaliser les radiographies, à prescrire des arrêts de travails et sont même pris en charge par les systèmes d’État.

D’autres questions ? Nous contacter.